Une journée avec les ramasseuses de gravier de Niamey

PAYS : Niger
DATE DE PUBLICATION : mardi 19 avril 2016
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Société
AUTEUR : Boureima Balima

Maimouna et Zeinabou, comme des centaines d’autres femmes nigériennes, ont fait du ramassage et de la vente du gravier leur travail. Creuser sous un soleil de plomb, tamiser la terre, charger la marchandise pour les clients … le travail est fatiguant et pénible, mais c’est la seule façon de survivre.

Le correspondant de Droit Libre TV au Niger a passé une journée aux côtés de ces femmes pour comprendre leurs conditions de travail.

« On dit ‘’il y a de plus en plus de films dans les villages’’, et hop tout le monde fait des films dans les villes. Certes, il y a de plus en plus de séries de télévision qui sont importantes dans la vie des gens, et si on ne les fait pas, ça veut dire que dans quelques années on va consommer beaucoup de choses étrangères à nous-mêmes, à notre propre culture, à notre propre imaginaire, ce qui créera une grande catastrophe, avec l’impossibilité de réfléchir par nous-mêmes. Nous les vieux on s’en sortira, mais nos enfants n’auront plus de repères, car c’est le cinéma et l’audiovisuel qui se mettent ensemble pour coloniser le monde ; c’est plus brutal parce que ça ne se passe plus avec des fusils, mais juste des images. Et déjà dans beaucoup de capitales, tu vois la manière dont les gens marchent, comment ils se comportent, sous l’influence des séries de télévision brésiliennes et américaines. Donc le mal est là, et il y a beaucoup d’images à faire de nous-mêmes et pour nous-mêmes. »

Idrissa Ouedraogo in « Idrissa Ouedraogo, militant cinématographique » Africulture, oct.2017.

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