Pharmacies par terre : le marché des vrais-faux médicaments

PAYS : Côte d’Ivoire
DATE DE PUBLICATION : samedi 5 décembre 2015
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Santé
AUTEUR : Issa FLEPPY

La vente de médicaments de contrefaçon ou médicaments de la rue dans les marchés africains est une activité en pleine expansion. Elle est très rentable pour les acteurs du circuit et malheureusement plus dangereuse pour les populations. Chaque année, près 800 000 personnes meurent principalement en Afrique à cause du phénomène.

Face à l’ampleur des dégâts, la « Fondation Jacques Chirac vient de lancer une vaste campagne internationale avec pour slogan : le médicament de la rue tue. Objectif : sensibiliser le grand public sur les conséquences dramatiques de la prise de ces médicaments.

Mais on est en droit de se demander de quel grand public s’agit-il ? Car sur le terrain, les vendeurs et vendeuses ne sont pas à prêts d’abandonner ce commerce qui constitue leur activité de survie. C’est le cas au marché du quartier Abobo d’Abidjan en Côte d’Ivoire, où le correspondant de Droit Libre TV a rencontré quelques vendeuses de ces médicaments.

« Un Africain authentique est celui-là qui sait ce que ses ancêtres faisaient avant. Si vous ne connaissez pas votre passé, vous n’êtes pas un Africain. Si vous ne savez pas ce que faisaient vos ancêtres vous n’êtes pas un Africain. Si vous interroger les africains, 90% d’entre eux ne savent pas que leurs ancêtres ont été les premiers à avoir créé une religion donc ils suivent ce qu’on leur dit, ils appliquent ce qu’on leur dit et rejettent leur propre origine. On ne peut s’en sortir quand on rejette sa propre origine. On ne peut pas se réaliser dans la peau d’autrui. Un Africain ne sera jamais un Français, ne sera jamais un Arabe…il faut qu’il soit lui-même : c’est ça être un Africain authentique. Être soit même, savoir ce que les ancêtres faisaient et essayer de suivre la route. Si on fait cela, vous verrez qu’en moins d’un quart de siècle on s’en sortira. Notre jeunesse sera une jeunesse forte à l’égal des jeunesses d’autres pays du monde »,

Doumbi Fakoly sur Droit Libre TV en Janvier 2017.

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