Nadia Adanlé : pour la cause de la femme handicapée

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : dimanche 30 avril 2017
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Société
AUTEUR : Aïssata Sankara

Africanité, authenticité et originalité. C’est sous ce triptyque que l’on pourrait résumer depuis 2013 les activités des femmes réunies au sein de l’association Indigo pour le développement.

Certaines en situation de handicap, elles ont fait de la valorisation de l’indigo et des rejets textiles, leur cheval de bataille, leur gagne-pain.

Nadia Adanlé est la présidente de l’association qui aujourd’hui a pu redonner une dignité et une indépendance aux femmes handicapées comme Mireille Nacro.

Un reportage de Aïssata Sankara
Produit avec l’appui du Fonds Commun Genre (FCG)

« On dit ‘’il y a de plus en plus de films dans les villages’’, et hop tout le monde fait des films dans les villes. Certes, il y a de plus en plus de séries de télévision qui sont importantes dans la vie des gens, et si on ne les fait pas, ça veut dire que dans quelques années on va consommer beaucoup de choses étrangères à nous-mêmes, à notre propre culture, à notre propre imaginaire, ce qui créera une grande catastrophe, avec l’impossibilité de réfléchir par nous-mêmes. Nous les vieux on s’en sortira, mais nos enfants n’auront plus de repères, car c’est le cinéma et l’audiovisuel qui se mettent ensemble pour coloniser le monde ; c’est plus brutal parce que ça ne se passe plus avec des fusils, mais juste des images. Et déjà dans beaucoup de capitales, tu vois la manière dont les gens marchent, comment ils se comportent, sous l’influence des séries de télévision brésiliennes et américaines. Donc le mal est là, et il y a beaucoup d’images à faire de nous-mêmes et pour nous-mêmes. »

Idrissa Ouedraogo in « Idrissa Ouedraogo, militant cinématographique » Africulture, oct.2017.

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