Liberté de presse au Togo : un combat permanent

PAYS : Togo
DATE DE PUBLICATION : mercredi 29 juillet 2015
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Médias
AUTEUR : Daniel Addeh

L’arrestation suivie de l’incarcération à la prison civile de Lomé du journaliste Togolais Bonéro Lawson Bethum est la dernière illustration de l’acharnement de l’Etat à faire taire tous les professionnels des médias critiques à son endroit selon les organisations de journalistes. Pourtant, au Togo, il existe des textes qui protègent les journalistes, mais, qui le plus souvent sont interprétés en faveur des plaignants.

La situation des journalistes s’est dégradée avant et après l’élection présidentielle d’avril 2015 qui a vu la réélection de Faure Gnassingbé. A cette occasion, des radios privées ont été fermées et des sites de médias en ligne bloqués sur ordre de l’instance de régulation des médias, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Confortées par les acquis depuis Eyadema père, les organisations de journalistes et de patrons de presse n’entendent pourtant pas baisser les bras. Ils sont convaincues que la liberté de presse est un combat permanent.

Le correspondant de Droit Libre TV au Togo s’est intéressé à la question à travers ce reportage.

« La bière n’est pas une priorité. Qu’est-ce qu’on choisit, le mil pour manger ou le mil pour boire ? Je crois qu’il faut d’abord nourrir les gens. Ensuite on verra le sort de ceux qui veulent boire. Tous les burkinabè ne boivent pas de la bière, mais tous les burkinabè mangent chaque jour. Il y aura de la bière premièrement à condition que les gens aient fini de manger à leur faim, deuxièmement à condition que ce soit à partir de mil du Burkina. Est-ce qu’un régime politique sérieux peut avoir comme préoccupation principale le sort des buveurs de bière ? ».

Thomas SANKARA, le 4 octobre 1987

img