La fin du scrutin au Niger

PAYS : Niger
DATE DE PUBLICATION : mardi 23 février 2016
CATEGORIE : Blog
THEME : Opinions

Les Nigériens sont sortis massivement pour élire leur nouveau président et députés. En effet, c’est plus de 7 millions et demi d’électeurs qui étaient appelés dans les urnes ce dimanche 21 février 2016 pour le double scrutin. Malgré quelques problèmes constatés çà et là, ces élections se sont déroulées dans le calme et la quiétude.

A Tahoua, depuis 8 heures du matin, les rues sont désertes. Les commerces sont presque fermés. Les populations sont sorties en masse pour accomplir leur devoir civique. Dans les écoles transformées en bureaux de vote, les longues files d’attente sont sans commentaires. Avant même le début des opérations, certains électeurs sont déjà arrivés. La "pluie" de vent qui s’est abattue hier dans la ville n’a pas découragé les électeurs. A l’arrivée des responsables du bureau de vote N°40, les rangs se sont constitués : les femmes d’un côté et les hommes de l’autre côté.

Cependant, dans certains bureaux de vote, surtout dans les zones très reculées, en raison des problèmes logistiques, les votes ont commencé tardivement. Ainsi, en a décidé la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), les votes continueront ce lundi à Tchintabaraden (région de Tahoua) et Iferouan (région d’Agadez) pour rattraper le temps perdu. Le problème lié à l’insuffisance des bulletins de vote de certains partis, des encres indélébiles, des enveloppes a touché toutes les régions. A cela s’ajoutent la non concordance des données se trouvant sur la carte d’électeur et les pièces d’état civil de beaucoup d’électeurs Nigériens et cela malgré les corrections faites par le CEFEB.

Toutefois, les responsables de la CENI et mêmes certains observateurs nationaux et étrangers ont dans leurs déclarations assuré l’opinion nationale et internationale que ces petits manquements n’auront aucune influence négative sur les résultats qui sortiront de ces élections.

L’opposition politique nigérienne, réunie au sein d’une nouvelle coalition appelée « Coalition l’Alternance » (COPA 2016) a dans une déclaration dénoncé ces irrégularités et accusé en même temps la CENI.

Article initialement publié sur le blog de Tejane

« Oui, nous [Blaise Compaoré et moi] habitons l’un en face de l’autre. Je l’ai invité à déjeuner. Nous avons échangé sur ce qui lui est arrivé, car, comme moi, il a subi un coup d’Etat. Je l’ai trouvé serein et je crois que je suis un exemple pour beaucoup. Il faut de la patience, de la sérénité … Le temps est un facteur important. »

Henri Konan Bédié in J.A n°2945 du 18 au 24 juin 2017.

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