FILEP 2017 : fin du colloque international sur la question des médias et du terrorisme

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : samedi 11 novembre 2017
CATEGORIE : Articles
THEME : Médias

Durant quatre jours, du 8 au 10 novembre, journalistes, représentants d’organisations de défense des droits humains, spécialistes des questions sécuritaires, personnes ressources du monde des médias et chercheurs venus d’ici et d’ailleurs, se sont rencontrés au Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) à Ouagadougou pour réfléchir sur la problématique du rôle et de la responsabilité des médias en matière de défis sécuritaires en Afrique.


Quel peut-être le rôle des médias dans la lutte contre le terrorisme ? Grâce à leur audience, les médias parviennent à sensibiliser les populations de façon efficace. Cette sensibilisation vise deux objectifs : il s’agit d’une part de conscientiser les populations de sorte à ce qu’elles ne plongent pas dans le fanatisme religieux. D’autre part, elle vise à faire adopter les bons réflexes sécuritaires aux populations afin que celles-ci aient la présence d’esprit de dénoncer tout comportement suspect. C’est ce qui est en substance ressorti des quatre jours du colloque organisé par le Comité d’organisation de la 7e édition du FILEP 2017.

S’agissant de la question de la responsabilité des médias dans la lutte contre le terrorisme, plusieurs concepts clés se sont invités aux débats : éthique, déontologie, traitement professionnel de l’actualité en période de crise, etc.

La liberté de la presse, une responsabilité de l’Etat

Alassane Bala Sakandé, Président de l’assemblée nationale du Burkina et invité d’honneur du FILEP 2017, n’a pas marchandé sa présence à la clôture du colloque international. Pour lui, les Etats africains doivent œuvrer à ce que la liberté de la presse soit une réalité : « Il est devenu un impératif pour nos Etats d’articuler désormais politiques de développement et politiques de sécurité humaine. Toutefois, nous devons prendre garde que les impératifs de sécurité n’empiètent pas sur la liberté de la presse, a-t-il expliqué. « La liberté de la presse reste le moyen le plus sûr pour tester le niveau d’ancrage de la démocratie dans un pays donné », a-t-il poursuivi.

Au terme de ce colloque, les participants ont formulé un ensemble de recommandations de nature à faciliter le travail des journalistes en période de crise : « Il est fondamental que les journalistes soient protégés lorsqu’ils souhaitent traiter l’information liée au terrorisme. C’est la première recommandation qui ressort. Ensuite, les journalistes doivent pourvoir accéder aux sources d’information. On remarque qu’à ce niveau, il y a une tendance à manipuler l’information ou à obstruer les sources. Enfin, il y a nécessité que les journalistes se spécialisent dans les questions liées à la sécurité afin d’être davantage professionnels », a conclu Boureima Ouédraogo, le Président du comité d’organisation.

La 7e édition du FILEP se poursuit dans la nuit du 10 novembre à celle du 11, avec la cérémonie de remise des différents prix Norbert Zongo, des expositions photos, des rues marchandes et un concert live.

Resbron Guy Barry (stagiaire)

« Un Africain authentique est celui-là qui sait ce que ses ancêtres faisaient avant. Si vous ne connaissez pas votre passé, vous n’êtes pas un Africain. Si vous ne savez pas ce que faisaient vos ancêtres vous n’êtes pas un Africain. Si vous interroger les africains, 90% d’entre eux ne savent pas que leurs ancêtres ont été les premiers à avoir créé une religion donc ils suivent ce qu’on leur dit, ils appliquent ce qu’on leur dit et rejettent leur propre origine. On ne peut s’en sortir quand on rejette sa propre origine. On ne peut pas se réaliser dans la peau d’autrui. Un Africain ne sera jamais un Français, ne sera jamais un Arabe…il faut qu’il soit lui-même : c’est ça être un Africain authentique. Être soit même, savoir ce que les ancêtres faisaient et essayer de suivre la route. Si on fait cela, vous verrez qu’en moins d’un quart de siècle on s’en sortira. Notre jeunesse sera une jeunesse forte à l’égal des jeunesses d’autres pays du monde »,

Doumbi Fakoly sur Droit Libre TV en Janvier 2017.

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