Election présidentielle au Togo : Vers un imbroglio politique ?

PAYS : Togo
DATE DE PUBLICATION : mardi 28 avril 2015
CATEGORIE : Articles
THEME : Politique
AUTEUR : Redaction

Au Togo, les résultats partiels des élections du 25 avril dernier place le président sortant Faure Gnassingbé en tête. Il est en passe de se succéder à lui-même avec plus de 62 % des voix contre 33 % pour son concurrent direct, Jean-Pierre Fabre, selon la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

La contestation continue

L’opposition crie déjà à la fraude. Jean-Pierre Fabre dénonce le système informatique de compilation des données électorales. Il affirme que sa coalition, le CAP 2015, serait en possession des PV des résultats délivrés par leur représentant dans les bureaux de vote. Pour lui donc, « Les travaux de décompte des voix, entrepris par notre centre de compilation, confirment les innombrables et graves irrégularités ». Il y aurait eu des bourrages d’urnes, toujours selon lui.

Notons que les élections se sont déroulées sans heurts à la plus grande surprise des uns et satisfaction de tous.

Au Togo comme ailleurs

Ce genre de cas n’est pas nouveau en Afrique. Du Congo au Gabon en passant par la Guinée, plusieurs pays Africains ont vécu et vivent en permanence, à chaque élection, ce ridicule théâtre de contestation des résultats sur fond d’intérêts égoïstes et partisans. Le Togo n’échappe donc pas à la règle. « Le fils à papa », Faure conserve jalousement ce qui est devenu son héritage, le pouvoir au Togo. L’ombre de Eyadema n’a d’ailleurs pas manqué de plané lors de ces élections. « Papa Eyadema » par ci, « tyran Eyadema » par là …, bref à chacun sa référence.

Ayant manqué, encore une fois, à l’un des rendez-vous de l’histoire, à savoir exiger conséquemment et de manière soudées des réformes politiques avant cette élection présidentielle, l’opposition jouera le tout pour le tout. Chose qui peut engendrer une crise post-électorale à l’image de celle de 2005.

La confusion n’est pas loin

La proclamation des résultats définitifs est très attendue. La CENI procède à l’annonce des résultats partiels qui placent Faure en tête. Au même moment, les partisans de Jean-Pierre Fabre annonce déjà leur victoire. Certains même vont jusqu’à dénoncer les observateurs internationaux d’êtres de connivence avec le régime de Faure. Les plaintes et contestations vont bon train. La CENI semble être dans un imbroglio et attend la compilation des résultats des procès-verbaux des 42 commissions locales avant toute autre annonce de résultats. Quant à Faure, le verdict des urnes est le vrai. Il en appelle donc à son respect.

Vivement que la sagesse prévale dans ce pays où la pratique de la démocratie est particulière. Les togolais se rappellent comme si c’était hier de la violence post-électorale de 2005 et ne souhaitent plus jamais vivre de telles atrocités.

Que l’Union Africaine, les organisations de défense des droits humains et autres amis du Togo commencent à lever de la voix, s’ils veulent vraiment aider ce pays à sortir de cet imbroglio, parce que dans ce genre de cas, il suffit d’une étincelle et c’est parti.

Ismaël COMPAORE

« Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite. L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants ».

Article 26 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH)

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