‘’Diffa I care’’ : un acte salutaire pour les réfugiés de Boko Haram au Niger !

PAYS : Niger
DATE DE PUBLICATION : dimanche 7 mai 2017
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Société
AUTEUR : Boureima Balima

L’incursion de la secte Boko Haram dans la région du lac Tchad a fait de nombreuses victimes et de nombreux dégâts. Les déplacés de cette guerre se comptent par centaine de milliers. Les victimes de ces attaques meurtrières au Nigeria ont trouvé refuge au Niger dans la région de Diffa. Leur situation est précaire. Eau potable, vivres, vêtements, sanitaires, etc. ils manquent de tout pour une vie décente.

L’opération « Diffa I Care » a été lancée à l’initiative des jeunes internautes, avec comme objectif de collecter les fonds et autres biens au profit des réfugiés de Diffa. Parti des réseaux sociaux, « Diffa I care » a suscité d’énormes adhésions. Deux semaines ont suffi pour collecter 14 tonnes de céréales, 100 matelas et bien d’autres produits.

La collecte se poursuit. N’hésitez donc par à témoigner votre compassion. Plus d’informations sur la page Facebook de l’action "Diffa I Care" !

(https://www.facebook.com/groups/593382287530405/)

« On dit ‘’il y a de plus en plus de films dans les villages’’, et hop tout le monde fait des films dans les villes. Certes, il y a de plus en plus de séries de télévision qui sont importantes dans la vie des gens, et si on ne les fait pas, ça veut dire que dans quelques années on va consommer beaucoup de choses étrangères à nous-mêmes, à notre propre culture, à notre propre imaginaire, ce qui créera une grande catastrophe, avec l’impossibilité de réfléchir par nous-mêmes. Nous les vieux on s’en sortira, mais nos enfants n’auront plus de repères, car c’est le cinéma et l’audiovisuel qui se mettent ensemble pour coloniser le monde ; c’est plus brutal parce que ça ne se passe plus avec des fusils, mais juste des images. Et déjà dans beaucoup de capitales, tu vois la manière dont les gens marchent, comment ils se comportent, sous l’influence des séries de télévision brésiliennes et américaines. Donc le mal est là, et il y a beaucoup d’images à faire de nous-mêmes et pour nous-mêmes. »

Idrissa Ouedraogo in « Idrissa Ouedraogo, militant cinématographique » Africulture, oct.2017.

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