Demolition des maisons à Souleymanebougou : les victimes crient au scandale

PAYS : Mali
DATE DE PUBLICATION : mardi 15 décembre 2015
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Logement

Le jeudi 23 juillet, l’atmosphère était très tendue à Souleymanebougou, un quartier situé au sud-est de Bamako. Et pour cause : les habitants dudit quartier ont été réveillés par trois bulldozers, venus démolir leurs habitations que l’on dit construites dans le lit du fleuve Niger. C’est du moins le motif invoqué par le ministre des domaines de l’Etat et des affaires foncières. Les autorités évoquent également « l’acquisition illégale des parcelles » sur lesquelles ces habitations ont été construites.

Ainsi, sans ménagement, les victimes ont été expulsées de leurs maisons qui ont été réduites en poussière par les bulldozers. En tout, une cinquantaine de bâtiments ont été pulvérisés. Les victimes réunies au sein d’un collectif, ont décidé d’ester l’Etat malien.

Quelques semaines après la destruction des villas, Droit Libre TV a interrogé Adama Diakité, président dudit collectif et d’autres personnes déguerpis.

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Un reportage de Zoumana Mallé réalisé dans le cadre de la formation des JRI à Bamako, avec le soutien financier de l’ambassade du royaume des Pays-Bas au Mali.

« La bière n’est pas une priorité. Qu’est-ce qu’on choisit, le mil pour manger ou le mil pour boire ? Je crois qu’il faut d’abord nourrir les gens. Ensuite on verra le sort de ceux qui veulent boire. Tous les burkinabè ne boivent pas de la bière, mais tous les burkinabè mangent chaque jour. Il y aura de la bière premièrement à condition que les gens aient fini de manger à leur faim, deuxièmement à condition que ce soit à partir de mil du Burkina. Est-ce qu’un régime politique sérieux peut avoir comme préoccupation principale le sort des buveurs de bière ? ».

Thomas SANKARA, le 4 octobre 1987

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