Conflits intercommunautaires au Burkina : ça dégénère !

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : mardi 2 avril 2013
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Société
AUTEUR : Droit Libre TV

A Saré Peulh, dans la commune rurale de Gon-Boussougou situé dans la région du Centre-Sud, une altercation entre un éleveur et un agriculteur a dégénéré en conflit intercommunautaire , le mercredi 18 juillet 2012, faisant des blessés graves et plus de 200 personnes déplacées.

A l’origine de l’incident, le troupeau d’un berger est entré dans le champ de mil d’un agriculteur en causant des dégâts. Le berger en question a blessé l’agriculteur, qui a été vengé par la communauté bissa lors d’une expédition punitive organisée dans le village des Peulhs.

Les éleveurs en général et la communauté peule en particulier sont régulièrement victimes, voire traumatisés par la persistance des conflits agriculteurs-éleveurs. A Saré Peulh il n’ y a pas eu de victimes mortelles, mais ailleurs comme à Zabré il y a eu de nombreux morts, et la liste des affrontements s’allonge de semaine en semaine. Face à ce tableau inquiétant, que faut-il faire pour stopper la haine ethnique ?

Un reportage de Newton Ahmed Barry,

avec la voix de Abass Ouedraogo

Images : Michel Zongo

Montage : Dimanche Yameogo

Pour plus d’information, lisez l’enquête de Newton Ahmed Barry à ce sujet dans le journal l’Evénement : http://www.evenement-bf.net/spip.php?article288

« Il n’y a pas d’autre voie pour parvenir à surmonter les défis qui se posent à notre peuple que celle tracée sous la présidence de Thomas Sankara, en réactualisant ses combats : compter sur ses propres forces, avoir foi en l’initiative créatrice du peuple qui doit faire de la question du développement sa propre affaire, faire recours aux intelligences et aux énergies des hommes qu’il faut en les mettant aux places qu’il faut ; faire de la gestion honnête et lutter contre la corruption, le clientélisme, le favoritisme. Vivre selon nos moyens et selon nos capacités et, pour ce faire, l’exemple doit venir de ceux d’en haut ; mettre l’accent sur la refonte des mentalités pour faire du Burkinabè ce capital précieux et irremplaçable. »

Dr Valère D. Somé in Fasozine N°68, Mars-Avril 2017

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