Burkina : Le calvaire des étudiants tchadiens de 2ie se poursuit !

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : vendredi 13 mai 2016
CATEGORIE : Articles
THEME : Education
AUTEUR : Redaction

Après avoir séjourné pendant 26 jours à leur ambassade au Burkina Faso, les étudiants tchadiens de 2ie ont regagné leur établissement suite à la médiation du ministre des affaires étrangères burkinabè, Alpha Barry. Les 2ie leur ont accordé un délai de deux mois pour la résolution du problème. Lequel délai, les autorités tchadiennes, disent s’engager à le respecter. Depuis lors, rien ne bouge ni au Tchad ni au Burkina Faso. Pourtant, le délai tire vers sa fin. L’établissement risque de les expulser à nouveau. Par une conférence de presse organisée le 9 mai 2016 à Ouagadougou, les étudiants ont tenu à mettre l’opinion nationale et internationale sur l’évolution de leur situation.

Après leur expulsion, les étudiants, ne sachant où donner de la tête, sont allés camper à l’ambassade. Ils y ont passé 26 jours. Par la médiation des autorités burkinabè, en accord avec les 2ie, ils ont regagné l’établissement pour un séjour de 2 mois, le temps que le problème ne soit résolu. Depuis lors rien n’a été fait. C’est le statut quo du côté des autorités tchadiennes. « Nous avons appelé notre ministère de tutelle au pays mais personne n’a répondu à notre appel », regrette Mabrouka Djamal, l’une des conférencières.

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600 millions…une somme imaginaire ?

En rappel, au fort moment de la crise, une délégation a été envoyée de N’Djamena pour la résolution du problème mais hélas. Après près de deux semaines de séjour, rien de concret n’a filtré. Cette délégation, qui d’après les étudiants est venue empiré la situation, a confirmé aux autorités de 2ie de la présence d’une somme de 600 millions de fcfa dans un compte à Ouagadougou comme frais scolaires. Il est ressorti finalement que les 2ie n’ont jamais pu rentrer en possession de cette somme et ne savent d’ailleurs pas dans quel établissement financier elle se trouve.

La délégation aurait-il menti ?

De retour au pays en catimini, la délégation, selon les étudiants, par voie de presse et autres moyens de communication a fait savoir que le problème des étudiants a été totalement résolu. Un rapport aurait été déposé dans ce sens par les membres de la délégation. Les étudiants rétorquent faux et envoient quiconque veut la vérité d’aller vérifié à la comptabilité de l’établissement.

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Les étudiants ne savent plus à quel saint se vouer

Les étudiants, voyant leur situation qui perdure sans un début de solution, décident de contacter leur ministère de tutelle, en occurrence celui de l’enseignement supérieur mais sans succès : « notre ministère de tutelle a rompu toute communication avec nous », a confié Charles Dagou, chargé de communication adjoint. Pire, les étudiants disent approcher le représentant du ministère qui était présent à Ouaga au conseil d’administration de 2ie mais ce dernier les a purement et simplement écartés. Il leur a signifié qu’il n’est pas là pour résoudre leur problème.

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Une nouvelle menace d’expulsion !

Le comble, d’après les étudiants est que les 2ie risque de revenir sur ses décisions d’expulser à nouveau les étudiants. Le délai de deux mois tend vers son expiration et jusque-là rien n’a été fait. Ainsi, les étudiants rappellent que si d’ici la fin de la médiation des autorités, une solution concrète n’est pas trouvée, ils envisageront d’autres actions pour se faire entendre. Lesquelles ? « Vous les saurez au moment opportun », ont-ils conclu.

Masbé NDENGAR

« Oui, nous [Blaise Compaoré et moi] habitons l’un en face de l’autre. Je l’ai invité à déjeuner. Nous avons échangé sur ce qui lui est arrivé, car, comme moi, il a subi un coup d’Etat. Je l’ai trouvé serein et je crois que je suis un exemple pour beaucoup. Il faut de la patience, de la sérénité … Le temps est un facteur important. »

Henri Konan Bédié in J.A n°2945 du 18 au 24 juin 2017.

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