Farida Nabourema : Bilan du règne de Faure Gnassingbé

PAYS : Togo
DATE DE PUBLICATION : mardi 17 juin 2014
CATEGORIE : Blog
THEME : Opinions

Le régime au pouvoir RPT-UNIR a déjà lancé sa campagne sur les réseaux sociaux sous le hashtag #Faure2015 pour promouvoir les prochaines mascarades électorales qui se préparent au Togo afin de maintenir au pouvoir Faure Gnassingbé qui y est arrivé par coup d’état militaire en 2005. Dans un pays où les maires sont nommés par le chef de l’état et les députés renvoyés par celui-ci comme bon lui semble et où les militaires volent impunément les urnes, enferment et torturent les activistes de l’opposition à leur guise, l’on se demande à quoi servent vraiment des élections si ce n’est pour conforter cet ensemble de mafieux impérialistes qui se cachent sous la couverture d’une soit disant communauté internationale.

Les sbires du régime RPT-UNIR qui nous offrent sur les réseaux sociaux un bilan extrêmement pittoresque de leur règne affirment que durant les 9 dernières années le RPT-UNIR a électrifié quelques communauté, permis la réconciliation nationale et construit des routes. Je ne sais pas si je dois en rire ou pleurer. Quand Faure Gnassingbé débarquait au pouvoir en 2005, j’étais en classe de seconde et j’avais souhaité que ce monsieur n’y reste pas avant la fin de mes études car au Togo son régime me garantirait insécurité, misère et chômage. Malheureusement, 9 ans plus tard, nous voilà toujours en sa compagnie. Je voudrais offrir à ceux qui souhaitent sincèrement avoir l’autre version du bilan de Faure Gnassingbé, l’opportunité de découvrir en quoi ce monsieur et son gouvernement nuisent au peuple togolais.

La principale « réalisation » de Faure Gnassingbé durant ces dernières années d’après ses suiveurs est la construction des routes qui selon eux est la preuve que le Togo se développe. Ce qu’ils ne disent pas est que pour la construction de ces routes, le gouvernement togolais a emprunté plus de 600 milliards de Francs CFA aux institutions étrangères soit à peu près 100,000FCFA par citoyen étant donné que le Togo compte 6 millions d’habitants. Pour la réhabilitation de la route Alédjo, Défalé et Tandjouaré-Cinkassé couvrant a peu près 133 km, le gouvernement togolais a emprunté 80 milliards de FCFA à la banque chinoise China Exim Bank en Aout 2010. Pour la voie Atakpamé-Blitta qui s’étend sur 102km, c’est à la Banque Africaine de Développement (BAD) que le gouvernement de Faure Gnassingbé a emprunté 56 milliards de Franc CFA en Aout 2012 et 6 milliards de FCFA fut emprunté au Fond Saoudien de Développement pour la voie Kpalimé –Atakpamé. Alors quand des incultes assertent que « Faure construit des routes », je suis énervée principalement parce que je dois au moins 100,000FCFA aux créanciers de Faure parce que ce dernier a obtenu un prêt en mon nom ainsi qu’au nom de tous les togolais sans nous donner la possibilité de vérifier si cet argent est effectivement entièrement alloué au projet auquel il est destiné. Dans un pays démocratique où le peuple mandate ses dirigeants, l’on peut encore digérer ces dettes. Mais le dans le cas du Togo où les dirigeants nous sont imposés par les armes, cela est très déroutant. Les Togolais doivent comprendre que ces étroits sentiers que Faure Gnassingbé a décidé de bitumer après que son père et lui eurent détourné les fonds publics ont été construits par leur argent ; leurs dettes qu’eux et/ou leurs enfants devront payer tôt ou tard avec intérêt.

Passons au domaine des postes et télécommunications. Le 15 Mai 2009, la Banque chinoise China EXIM a accordé un prêt de 15 milliards de FCFA à Togo Telecom pour le développement de la ligne Illico. 6 mois plus tard, le 11 Novembre 2009, cette même banque a octroyé un prêt de 12 milliards de FCFA au gouvernement togolais pour l’établissement d’un réseau électronique gouvernemental et le développement de la fibre optique. En Mai 2012, Faure Gnassingbé avait inauguré le raccordement du Togo aux câbles sous-marins, à la fibre optique qui devrait permettre aux togolais d’accéder à l’internet haut débit. Ce projet aurait couté 16 milliards de FCFA au peuple togolais. Ces deux dernières années, Togo Telecom a vendu une soit disant connexion haut débit à ses clients dont l’extrême mauvaise qualité laisse croire au 0G. La semaine dernière, au grand dam des togolais, la ministre des postes et télécommunication Cina Lawson, informera les togolais que le Togo n’a pas encore accès au haut débit. Notre gouvernement a donc décidé d’augmenter nos dettes en obtenant un prêt de 15 milliards de la Banque Mondiale pour construire un certain centre d’hébergement internet qui permettrait enfin au togolais d’avoir accès au haut débit. Est-il nécessaire de dire que ce régime est constitué d’escrocs, de manipulateurs, de démagogues et d’incompétents qui trompent et ruinent le peuple ? Dans les pays normaux, une association des consommateurs aurait déposé une plainte contre Togo Telecom pour avoir menti à ses clients durant 2 ans. Mais dans un pays paranormal comme le Togo ou l’Association des consommateurs a été affaissée par des amendes rocambolesques pour avoir osé s’être plaint contre l’abus des consommateurs, les escrocs sont rois.

Continuons avec la santé. Au Togo, le ministre de la santé détourne des vaccins, des équipements médicaux et les aides financières pour s’enrichir pendant que le peuple malade souffre et meurt. L’an dernier, le ministre Charles Kondi Agba, ministre d’état pendant près d’une décennie a été « sauté » du portefeuille de la santé après avoir détourné plus de 118 milles moustiquaires d’une valeur de 400 millions de FCFA offertes au Togo par l’ONG Fond Mondial. Ceci est le moins grave des problèmes que connait le secteur de la santé au Togo. Deux des plus grands pour ne pas dire les deux plus grands hôpitaux de la capitale à savoir l’hôpital de Bè et le CHU Tokoin de Lomé (rebaptisé CHU Sylvanus Olympio) n’ont même pas d’eau courante pouvant permettre aux patients et au personnel de se laver les mains. Imaginez un hôpital sans eau ! En ce qui concerne le manque d’équipements, ceci est une généralité au Togo ou aucun hôpital public ne dispose de scanner et quelques rares disposent de radios qui tombent en panne à 80% du temps. Un médecin togolais exprima son ras-le-bol en Mai 2013 à travers une lettre ouverte adressée à Faure Gnassingbé dont je vous faire lire un extrait :

« Mais Monsieur, je voudrais relever une chose importante : les maux de notre système de santé, qui vous conduisent à vous soigner ailleurs, le cas échéant, sont fortement conjoncturels et organisationnels et, ni vous ni votre gouvernement n’avez été capables d’y répondre. Je ne vais pas vous amener à une analyse systémique. Je vous convie seulement au chevet du CHU Sylvanus Olympio.

Un document officiel établi en 2013 par le directoire de cet établissement affirme clairement, je cite « le CHU SO traverse actuellement une situation de crise caractérisée par le manque ou l’insuffisance de consommables et de matériels de travail dans les services, les pannes à répétition du matériel existant eu égard à sa vétusté. Cette situation est liée à l’insuffisance des moyens financiers pour l’achat de consommables nécessaires et le renouvellement du matériel ». Un autre passage de ce document : « l’état de délabrement du matériel et des infrastructures justifie en grande partie la régression des activités du CHU SO ». Encore un autre passage : « la dette cumulée du CHU SO au 31 décembre 2012 est de 4.677.823.880FCFA ».

Pendant ce temps, Faure Gnassingbé lors de sa promenade en France en Décembre dernier a acheté 2 navettes maritimes d’une valeur de 13 milliards de FCFA pour soit disant combattre la piraterie maritime. Pourquoi avoir pitié du peuple quand ses ministres et lui se soignent à l’étranger ? Le 1er ministre Ahoomey-Zunu a d’ailleurs passé un bon mois en France pour se faire enlever l’appendice. Et le peuple lui meurt dans des nos hôpitaux faute de médicaments, d’équipements médicaux et surtout de ressources financières pour payer les soins car au Togo on paye avant d’accéder aux soins et qui n’a rien meurt comme un chien. On se demande sont passés les centaines de milliards perçus par le service des imports. Ah ! Dans le compte de la 1ere maitresse de la République Ingrid Awade qui s’est tellement enrichie dans sa direction du service des impôts qu’elle fut capable de s’offrir des actions d’une valeur de 3 millions d’Euros dans une compagnie espagnole.

Le développement « gnassionnal » n’exclue pas le secteur de l’éducation. Les grèves sont devenues le principal programme des établissements scolaires au Togo aussi bien dans le secteur primaire, secondaire qu’au niveau de l’enseignement supérieur. En Novembre dernier, pour répondre à la grève des enseignants, le ministre de l’éducation primaire et secondaire avait tout simplement décidé de fermer les écoles : « Chers élèves, vos enseignants ne veulent pas travailler alors restez à la maison ». Après avoir passé plus d’une semaine à la maison, ce ministre a décidé de sanctionner ses employés grévistes en ne leur payant pas les jours de cours manqués. Ceci a en a rajouté à la colère des enseignants qui décidèrent de considérer les cours manqués comme faits. Ce fut alors au tour des élèves de descendre dans les rues sur tout l’étendu du territoire pour protester contre cette décision du ministre. Dans toutes les grandes villes du Togo, les élèves ont pris d’assauts les rues comme l’année précédente où ces manifestations trop souvent réprimées ont conduit au meurtre de deux élèves de 6eme et de 1ere par des gendarmes. Depuis au moins 5 ans, les enseignants togolais comme presque tous les fonctionnaires, grèvent pratiquement chaque année parce que le Togo est le seul pays à ne pas avoir révisé sa grille salariale depuis 1961. Ce qui signifie qu’au Togo, le fonctionnaire d’aujourd’hui gagne presque que le même salaire que celui d’il y a 50 ans malgré l’inflation et deux dévaluations monétaires. Et avec cela, on s’étonne que les fonctionnaires soient aussi misérables et corrompus.

Les étudiants quant à eux trainent le diable par la queue. Leurs grèves sont toutes aussi réprimées et en ce moment, plusieurs étudiants de l’université de Kara sont détenus depuis plus d’un an après avoir été exclus de l’université pour avoir réclamé de meilleures conditions d’études. Au dernières nouvelles, ils sont tous malades et 3 d’entre eux se trouvent dans un état critique.

Ceci est d’ailleurs le sort de tous les prisonniers togolais. Les prisons du Togo sont pires que la description de l’enfer dans « les livres saints ». Toute débordées, l’hygiène y est pauvre et les maladies y logent. Slate Afrique a d’ailleurs consacré un article sur ce sujet en Juillet 2012, titré « A Lomé, la prison tue ». La prison de Lomé par exemple fut initialement construite pour 666 personnes mais abrite plus de 2000 détenus aujourd’hui. Plus du tiers d’entre eux s’y trouvent sans avoir été jugés et près du quart n’ont même pas été inculpés. Après de nombreuses années en prison, des innocents y sortent par les pieds et se retrouvent au cimetière parce que certains juges du Togo sont trop occupés à réclamer le sexe et de l’argent en échange de la libération des détenus. Alors quand on n’est pas riche et n’a pas de femme ou de sœur à offrir en échange de son affranchissement, on vivra dans une condition que même les rats n’envieront pas.

Nous n’allons quand même pas déprimer car au Togo il y a des secteurs qui évoluent. Nous avons par exemple le sport. L’an dernier, les éperviers du Togo se sont qualifiés pour la 1ere fois de leur histoire au quart de finale de la CAN et cela a suscité une fierté incommensurable en des millions de togolais. Heureusement que le gouvernement n’a pas failli à sa mission de coupe-joie en détournant les fonds alloués au transport et au logement des joueurs. En effet, les éperviers du Togo ont passé des jours à l’aéroport incapables de rentrer chez eux car n’ayant pas de billet retour. Pour en rajouter à leur humiliation, ils furent vidés de leurs chambres d’hôtel car n’ayant pas de quoi payer. Et pourtant le gouvernement a perçu pendant des mois 2000FCFA par conteneur dédouané au port autonome de Lomé pour soutenir l’équipe nationale et 5FCFA ont été rajouté aux frais des appels sortants dans le même but. L’association des consommateurs qui a porté plainte contre le gouvernement pour cette fraude s’est faite amendée de plusieurs centaines de millions de francs par des juges tout aussi corrompus que leurs collègues de l’exécutif. Ces juges sont d’ailleurs auteurs de plusieurs verdicts invalidés par la cour de justice de La CEDEAO tels que l’affaire des députés, l’affaire des prisonniers politiques torturés pour ne citer que ceux-ci.

Et parlant de torture, en matière de Droit de L’homme le bilan de Faure Gnassingbé est très lourd. Il a fait torturer sans merci ses anciens collaborateurs, amis et même parents à savoir son frère Kpatcha Gnassingbé et l’un des plus fidèles serviteurs de son défunt père et ancien chef d’état-major de la République qui a massacré les Togolais en 2005 afin de lui permettre de s’imposer comme président du Togo : Le General Tidjani qui mourut l’an dernier suite au tortures dont il fut victime. Le président de la Commission Nationale des Droits d’homme a fui le pays en 2012 après avoir publié la vraie version du rapport des enquêtes de la CNDH que le gouvernement a trafiqué afin de blanchir ses exactions. Aujourd’hui, Mr Kounté serait exilé en France afin d’éviter le sort réservé à ceux qui trahissent le régime de Faure Gnassingbé : la torture et la mort. En Mai 2013, Mr Etienne Yakanou , membre de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) détenu ensemble avec d’autres leaders de l’opposition a rendu l’âme après s’être fait refusé les soins par le gouvernement togolais alors qu’il souffrait d’un paludisme aiguë. Ce monsieur est la plus grande victime de l’affaire des incendies du grand-marché de Lomé et de Kara.

Le 10 et 12 Janvier 2013, les plus grands marchés du Togo à savoir celui de Kara et de Lomé ont successivement pris feu. Cet incendie qui aurait déclenché vers 22h à une période où seuls les gendarmes ont accès à l’immeuble ne put être contenu par les fameux sapeurs-pompiers mal formés et sous-équipés du Togo. Il eut fallu faire appel au Ghana pour éteindre le feu au grand marché de Lomé. Au Togo, Faure Gnassingbé n’a pas réussi à construire en 9 ans, ne serait qu’une seule unité de sapeurs-pompiers bien équipée et capable de répondre aux urgences. La seule unité dont dispose le pays depuis près de 20 ans est dans un état lamentable avec des pompiers qui apparaissent des heures après qu’on leur a fait appel pour constater les dégâts. Et pourtant, l’état togolais a reçu des milliards de francs de l’Union Européenne pour renforcer la sécurité publique.

Il serait déplorable de ne pas mentionner l’autre prouesse dont se vante le gouvernement togolais qui se dit fier d’avoir envoyé des centaines de militaires au Mali dans le but d’aider ce pays à restaurer la paix. Et bien les militaires togolais comme toujours se sont démarqués des autres. Plusieurs d’entre eux furent pris en flagrant délit de vol. Ceux-ci ayant confondu l’ONU aux Forces Armées Togolaises (FAT) volaient de la nourriture, des médicaments et même du carburant. Ils ont très bien représenté le Togo à l’étranger comme le font d’ailleurs nos diplomates qui séjournent dans des hôtels coutant jusqu’à $ 18 milles (8.5 millions de FCFA ) la nuit à New York quand ils y sont pour le sommet de l’ONU. Les ambassadeurs en outre, à l’effigie de celui du Gabon Feu Adewui, font la fête dans les boites de nuits et se saoulent au point de se donner la mort dans des accidents de la circulation causés par leur ivresse.

Assez parlé ! Enfin mangeons et buvons à la « Zantée » du Togo. Au Togo, après les 20 milliards de FCFA que l’Union Européenne a investi pour permettre l’accès à l’eau potable aux populations, plus de 40% de la population boivent toujours de l’eau sale et dans les zones rurales, prêt de 90% des togolais sont concernés. Ceci cause des maladies vénériennes qui selon l’OMS conduisent à plus de 3000 décès par an. Le cholera avait ainsi donc frappé à la porte du Togo l’année dernière avec plus de 130 cas relevés dans la région maritime et il eut fallu que l’ONG Plan international débourse des centaines de millions pour assainir les eaux du Togo avant que l’épidémie ne soit contenue. Pendant ce temps, Faure Gnassingbé travaillait fort : il distribuait du riz. Le Japon donne au Togo des centaines de tonnes de riz par an que Faure Gnassingbé détourne et reconditionne dans des sacs sur lesquels sont imprimés son nom et celui de son parti UNIR qu’il distribue aux populations affamées en échange de leur silence sur son incompétence. Le Riz Faure est-il cet aliment qui permet au gouvernement togolais de dire que le Togo a atteint l’autosuffisance alimentaire ? Une autosuffisance alimentaire qui se caractérise par l’état d’anémie de 52% des enfants de moins de 5 ans et de celle de plus de 50% des femmes enceintes. Au Togo, selon la Banque Mondiale 37% des foyers font face à une insécurité alimentaire et 1 togolais sur 5 est sous-alimenté et ceci, malgré le faite que plus de 60% des populations cultivent la terre. Les dirigeants nous diront que le secteur agricole mérite des investissements pour fleurir et ils n’ont d’ailleurs pas hésité à obtenir un prêt de 3 milliards de la Chine pour soit disant développer les infrastructures agricoles. De toutes les façons, Faure lui mange à sa faim car le trésor public lui verse plus d’1 milliard de FCFA par an pour couvrir sa restauration.

Au Togo, l’économie se porte aussi bien que le gouvernement car les privatisations sont très fréquentes. En Novembre 2011, le Ministre des privatisations (Oups, économie et finances) a annoncé que son président et lui comptaient privatiser les 4 banques appartenant à l’état à savoir la BTCI, La BIA, l’UTB et la BTD visant ainsi obtenir un peu plus de 90 milliards de FCFA. Avec cette somme, Faure Gnassingbé pourra rembourser à sa maman chéri le petit milliard de FCFA qui a été volé au domicile de cette dernière par ses cousins qui adorent faire la fête comme lui. Pendant ce temps, les togolais peuvent toujours trainer le diable par la queue.

La première partie du bilan de Faure Gnassingbé lors de ces dernières années s’arrête ici car il ne faut pas rendre le Togolais plus malheureux qu’il ne l’est déjà. En 2013, le Togo fut classé en tête de liste des pays dans lesquels les populations sont les plus malheureuses au monde par l’ONU. Et c’est la deuxième fois qu’elle occupe cette place en cinq ans. La fallacieuse paix et croissance du Togo n’a pas non plus empêché au Togo de figurer parmi les 5 pays d’Afrique où les populations ne ressentent aucune amélioration dans leurs conditions de vie comme nous l’indique un sondage d’Afrobaromètre réalisé en 2013. Merci à Faure Gnassingbé d’avoir accentué la misère dans laquelle nous avait maintenu son père 38 ans durant. Avec le 3eme mandat qu’il compte briguer, l’on peut d’ores et déjà creuser nos tombes car nous les Togolais ne pouvons pas tomber plus bas que ceci.

Article initialement publié sur le blog de Farida Bemba Nabourema

« Il faut arrêter de faire du répressif, du sécuritaire ou même de la gesticulation et de la diabolisation du phénomène migratoire. Ce n’est ni un phénomène pervers, ni un phénomène criminel. Considérons- le et traitons- le comme un phénomène naturel qu’il faut accompagner, modaliser et positiver ».

Louis Michel

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